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La Chine interdit le commerce d’ivoire

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Enfin, un sérieux pas  pour sauver les pachydermes !

Enfin ! Jusqu’ici, Pékin autorisait le commerce d’objets en ivoire acquis avant l’adoption en 1975 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), à condition qu’ils s’accompagnent des certificats adéquats. Mais les organisations de défense de l’environnement ont toujours estimé que cette ouverture du marché chinois et hongkongais encourageait le trafic illégal.

Le braconnage est un facteur majeur du déclin rapide du nombre d’éléphants d’Afrique, dont 30.000 individus sont abattus chaque année, selon les ONG. D’après le WWF, il restait fin 2016 autour de 415.000 éléphants sur le continent africain, contre trois à cinq millions au début du XXe siècle. L’éléphant est classé désormais parmi les espèces vulnérables.

La perspective d’une interdiction totale des ventes d’ivoire en Chine, annoncée dès la fin de l’an dernier, a déjà entraîné une chute de 80% des saisies d’ivoire illégal en Chine et une baisse de 65% du prix de l’ivoire brut par rapport à 2014, relève le groupe WildAid. En vertu de la décision des autorités chinoises, 172 usines et magasins liés au commerce de l’ivoire devront fermer leurs portes. « C’est la plus importante mesure unilatérale contre le braconnage des éléphants », se réjouit Peter Knights, directeur de WildAid.

Les ONG déplorent cependant que l’interdiction ne s’applique pas à Hong Kong, premier marché de détail de l’ivoire, où il se négocie depuis plus de 150 ans. L’ancienne colonie britannique a proposé l’an dernier un calendrier pour interdire progressivement les ventes d’ivoire sur une période de cinq ans. La décision doit être encore entérinée par un vote du Parlement hongkongais début 2018.

Les défenseurs de l’environnement espèrent également que la décision de Pékin servira de catalyseur sur les autres marchés de l’ivoire en Asie. Le groupe Save The Elephants, basé au Kenya, a toutefois averti cette année que le Laos était un marché en pleine expansion.

(Source : Boursorama)

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