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Les ravages d’Instagram

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tourisme de masse
Combien de fois la même photo, au Cambodge ?

L’ego tourisme (voyager sans perspective culturelle, juste pour montrer qu’on a visité tel ou tel endroit) se développe de plus en plus.

Les usagers d’Instagram – plusieurs millions d’individus – peuvent entraîner de véritables ruées qui ne sont pas sans conséquence. Un endroit – peu visité auparavant – devient alors du jour au lendemain un aimant touristique sans y être préparé. Les lieux abîmés par le tourisme de masse sont légion : Seljalandsfoss en Islande a vu son nombre de touristes passer de 250 000 à 1,7 million en quelques années. Plus grave, la cité d’Oia – sur l’île de Santorin – accueille jusqu’à 5 millions de visiteurs par an, menaçant ses réserves d’eau potable. Au rocher d’Uluru en Australie (lieu sacré pour les aborigènes qui le vénèrent depuis des dizaines de milliers d’années), les visiteurs ne trouvant plus de places dans les campings déversent leurs eaux usées sur ce qu’ils croient être des terrains déserts mais qui en fait sont des propriétés privées.

Le site naturel de Fjardrargljufur en Islande a été fermé par les autorités après avoir été le lieu de tournage d’un clip de Justin Bieber provoquant un tsunami touristique détruisant tout sur son passage. D’autres secteurs continuent de fermer les uns après les autres pour préserver le patrimoine et la nature.

(Source : VSD)

One thought on “Les ravages d’Instagram

  1. Il n’y a pas d’eau potable sur Santorin (dont Oïa est un des villages). Historiquement, les habitants stockaient l’eau de pluie dans des citernes. Il y a quelques années, l’eau était importée par bateau. Désormais, une usine de dessalement fait le travail.
    Ça ne change rien au constat du surtourisme sur place.

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