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Ryanair : la fin d’un business-modèle ?

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Ryanair en grêve
Des avions paralysés au moment des vacances…

Aujourd’hui, 55’000 passagers de Ryanair sont cloués au sol ! La compagnie fait face à la plus grande grève de son histoire, les pilotes basés dans cinq pays européens ayant décidé de cesser le travail, contraignant la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts à annuler des centaines de vols au plus fort de la saison estivale.

Présente sur 86 bases dans 37 pays, Ryanair avait évité des grèves généralisées en décembre dernier, avant les fêtes de fin d’année, en reconnaissant pour la première fois les syndicats mais sa lenteur à négocier avec eux des accords collectifs fait de nouveau monter la colère parmi le personnel et notamment les pilotes.

La compagnie, qui a présenté des excuses à ses clients, a déclaré prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter les perturbations et a appelé les syndicats à poursuivre les négociations plutôt que de mener des « grèves injustifiées ».

Pour rappel, Ryanair s’est rendue célèbre avec ses prix à couper le souffle. Après s’être assurés que ses avions ne s’écrasaient pas, les voyageurs se mirent à embarquer en masse, trop heureux de savoir l’Europe accessible pour quelques €.

Outre une stratégie judicieuse, le succès de la compagnie est assis sur un appel aux aides publiques (de la part de régions trop heureuses de l’accueillir) et par une politique sociale menée avec une rare pingrerie. Le personnel a mis trente-trois ans à se rebiffer.

L’avion pour tous est sans doute une nouvelle conquête démocratique. On voit que c’est au prix d’une politique pas très sociale dans certains cas, mais aussi d’un développement du tourisme de masse qui commence à chatouiller plus d’une conscience. Des opposants à un trafic aérien en hausse constante manifestent leur colère en s’allongeant sur des pistes. Des maires de villes très touristiques tentent de réguler l’accès des badauds dans leurs cités historiques, transformées en parcs d’attractions.

On dénombrait 1,3 milliard de touristes dans le monde en 2017, qui ne font pas que brûler du kérosène ou de l’essence, mais qui piétinent aussi des trésors naturels et font vieillir prématurément des sites urbains qui avaient jusqu’ici résisté à toutes les invasions.

(Sources : Boursier.com et La Voix du Nord)

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