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Quand voyager devient un cauchemar

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C’est ce qu’on appelle un « pic de fréquentation »

L’Aéroport de Genève annonce la mise en place de deux nouveaux scanners à bagages qui devraient accélérer les opérations. Convaincus ?

Selon Tahar Ben Jelloun, « Il est révolu le temps où voyager était un plaisir, une joie et une fête. On rêvait de voyage, on s’y préparait, on s’habillait comme si on se rendait à une invitation. Aujourd’hui, le voyage, ou plus précisément le transport, est devenu un cauchemar. Que ce soit avec des compagnies à bas tarif ou régulières. Tout le monde prend l’avion. Ça s’est beaucoup démocratisé. Tant mieux. Les hommes sont en short, exhibant leurs biceps tatoués, sac au dos et téléphone coincé entre l’oreille et l’épaule, les femmes dans des jeans pleins de trous collant au corps, les yeux rivés sur leur iPhone.

Une fois arrivé à l’aéroport commence le parcours du combattant. La queue pour enregistrer les bagages. Attention de ne pas dépasser les kilos autorisés. S’informer avant. Carte d’embarquement en main, en avant le circuit de la sécurité. On fait des zigzags comme des scouts. Ceux qui sont plus chanceux passent par la file privilège.

La sécurité est un rituel absurde et sans aucun effet. Depuis 2001, aucun agent de sécurité n’a arrêté un terroriste (en dehors du gars aux baskets compensés). Les terroristes frappent quand ils veulent et où ils veulent. Peut-être qu’ils ne prennent pas l’avion ; comme tout le monde sait, ils ont le mal de l’air. Tout enlever : ceinture, chaussures, montre, veste, chapeau, rien dans les poches ; se débarrasser de la bouteille d’eau ou la boire alors qu’on n’a pas soif ; rien dans les mains. Depuis quelque temps, les agents scrutent nos mains au cas où elles auraient été en contact avec des explosifs. On passe. On est fouillé, palpé. Avec ce rituel, on est là depuis une petite heure. Tout dépend de l’aéroport, de sa densité, de sa rationalité, de son organisation.

Ensuite, il faut passer la police des frontières. La queue est immense. Sur la douzaine de guichets, seuls quatre sont ouverts. C’est le moment de la pause déjeuner. Les agents de police ont bien le droit de s’absenter pour aller manger ».

(Source : Le Point)

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