« L’art, c’est la création propre à l’homme. L’art est le produit nécessaire et fatal limitée, comme la nature est le produit nécessaire et fatal d’une intelligence finie. L’art est à l’homme ce que la nature est à Dieu ».
Victor Hugo
L’extravagant parc Bruno Weber à Dietikon (Zurich)

La région d’Aigle, Leysin et du Col des Mosses propose de faire découvrir aux promeneurs une galerie d’art en plein air.
Ils sont invités à découvrir des œuvres dans leur cadre idyllique : le long des sentiers, en ville ou en pleine nature. Pour cette nouvelle édition d’AILYOS Art Nature le Ciel et la Terre se sont invités.


A Genève, depuis l’été 2018, La Réserve expose des œuvres d’art.
Cet été, dans le cadre de la seconde édition de la Biennale Sculpture Garden, six artistes sont célébrés dans le parc, notamment : Nuri Koerfer (dont les œuvres prennent souvent la forme d’animaux ancestraux ou des formes suggestives), Takis (qui intègre dans ses sculptures le mouvement, la lumière, la musique et les aimants), et Francesco Vezzoli (qui donne sa vision de Sophia Loren, grandeur nature).


Si vous visitez Zoug, vous passerez peut-être sans le savoir à côté d’une de ses œuvres.
Entre 1996 et 1999, le Japonais Tadashi Kawamata créait en collaboration avec la Kunsthaus de Zoug un ingénieux parcours architectural nommé « Work in Progress in Zug » qui fait partie intégrante de l’infrastructure de la ville.
L’expo se compose de cinq installations boisées avant d’arriver à la Kunsthaus.


A quelques mètres du château de Gruyères, une ode à l’univers d’«Alien» (1979) est en marche depuis plus de 15 ans, et c’est au Giger Bar.
Fondé par Hans Ruedi Giger, artiste suisse aujoud’hui décédé, mais surtout designer oscarisé de la créature du film, le bar éponyme dispose d’installations qui appellent tant à l’effroi qu’à la fascination.
A quelques mètres seulement; le Museum HR Giger, écrin de toutes ses œuvres.

Se promener à Bâle, c’est plonger tête la première dans une ribambelle d’œuvres urbaines qui participent à la renommée de la ville en tant qu’Haut-Lieu de l’art. À ce titre, la galerie Art Stübli organise durant toute l’année de multiples visites guidées, notamment dans le fameux tronçon ferroviaire bâlois, orné de graffitis. Pour mieux s’imprégner du phénomène, des artistes encadrent les balades tout en enseignant les techniques.

Une immersion dans le street Art bâlois


Métropole horlogère classée par l’Unesco, la Chaux-de-Fonds est également le berceau d’artistes talentueux tels que Blaise Cendrars, Le Corbusier et Louis Chevrolet.
C’est à la réussite de ce dernier en tant que pilote et constructeur automobile qu’un buste haut de cinq mètres et pesant huit tonnes a été imaginé par le genevois Christian Gozenbach en 1911.
La plus grande statue en acier inoxydable de Suisse est un bon prétexte pour visiter la ville.

Partie de Dietikon, la renommée de Bruno Weber est aujourd’hui exponentielle. Jusqu’à son décès, il s’est attelé à une entreprise sans fin, mais destinée à durer : un parc onirique que l’on visite aujourd’hui en famille. L’artiste qui fait penser au facteur Cheval a transformé le terrain légué par ses aïeux en un Weinreben Park à la mesure de ses fantasmes : pyramides, portiques géants, bassins, etc.
Bordé de colonnes-kangourous, le hall d’entrée de son extravagante demeure ressemble à une chapelle. Sous un chapiteau de chauves-souris, le feu crépite dans la gueule d’un ogre grimaçant. La salle de bains : une grotte avec stalactites, tapissées de carrelages récupérés.

(Sources : Pichonvoyageur, Femina / Melissa N’Dila)